vendredi 3 mars 2017

sylvain corentin















Né rouquin le 23 novembre 1962 à Montpellier, une enfance solitaire dans les HLM des années soixante entre un père policier et une mère étouffante, une scolarité difficile qui l’enferme dans des mondes imaginés crayonnés sur des feuilles de papiers.

Une jeunesse universitaire rock’n’rollesque et libératoire faite de groupes de musique, et malgré tout un diplôme en arts et la découverte des fouilles archéologiques.

Après des essais dans l’éducation nationale et dans la vie de jeune marié au cœur de la Beauce profonde, Sylvain CORENTIN s’est finalement installé près de sa ville natale, entre garrigue et Méditerranée, au bord d’une rivière. Là, il a fondé une famille de trois enfants avec sa nouvelle épouse.
Ses sculptures sont des refuges, des cabanes. Elles sont son monde intérieur, sa psyché. Il aime à penser que ses architectures, si elles étaient à l’échelle d’un habitat, seraient en parfaite harmonie avec la nature.

«Mon processus de création relève de ce que j’appelle la destruction constructive, c’est choisir de se perdre, de travailler d’instinct dans l’improvisation, le jeu.
C’est choisir le chaos, la brisure, plutôt que le discours, l’évidence. Je cherche à ce que tout m’échappe, que ça s’agite.»

Leur blancheur est une fausse réalité, elle est le support sur lequel s’écrivent ses histoires, ses cartographies, ses chemins improbables.

Ces arbres-cabanes sont accompagnés de fragments de territoires qui sont le reflet peint en relief d’une certaine vision de mondes, où personne n’a encore laissé de traces dénaturantes. 
« Elles sont un peu agitées et pourtant me conduisent à la sérénité ».

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